Hyères, vue de la gare, en 1875

Carte postale : vue de Hyères

Illustration : Guide Gallimard

Au XVIIe siècle, Hyères était déjà une cité connue pour son micro-climat et, à partir du XIXe siècle, grâce au développement du chemin de fer, le tourisme d’hiver transforma la ville en une station réputée: Hugo, Michelet, Maupassant, Tosltoï, la reine Victoria et toute l’élite britannique la fréquentèrent.

Hyères, station balnéaire

Illustration : Guide Gallimard

On y croisait également Stevenson, le célèbre auteur de L’lle au trésor, qui reconnut avoir passé ici les plus belles heures de sa vie. La ville déborda ses murailles vers le sud, au-delà de l’actuelle avenue du Général-de-Gaulle.

On éleva sur la colline le Quartier de Chateaubriand. Un somptueux Casino fut bâti en 1854. Le Parc Hôtel, qui existait déjà avant le premier Empire (Bonaparte y abandonna Joséphine quand il embarqua pour l’Egypte) fut agrandi sous le second Empire.

Sur la colline, près du château, le Castel Sainte-Claire (1850), où est installée aujourd’hui l’administration du Parc national de Port-Cros, fut bâti par le colonel Voutier, combattant volontaire de la guerre de l’Indépendance grecque, qui avait ramené en France la Vénus de Milo.

Place Théodore-Lefèbvre, le Musée-Bibliothèque présente des peintures et des collections archéologiques.

Mais Hyères est également connue pour ses villas, aux styles des plus variés : la villa élevée pour le docteur Roux (rue de Verdun), où trônent encore les deux panneaux de céramique réalisés en 1884 par Théodore Deck; la villa Tholosan (avenue du Quinzième-Corps), édifiée pour le duc de Luynes en 1858 la Villa Tunisienne (privée, avenue de Beauregard), magnifique exemple des demeures de style mauresque bâties par l’architecte Pierre Chapoulard pour une élite fortunée, entre 1870 et 1880.